Mardi 8 juillet 2008
Jeudi 25 août
Dure était la descente pour arriver à Conques, dure est la montée pour en partir. Mais, une fois sur les hauteurs, surtout ne pas oublier de se retourner pour admirer le panorama que l'on laisse derrière soi, c'est la récompense de l'effort.
Marguerite, à son tour, nous quitte avant Decazeville. Elle est très contente d'être arrivée jusque-là. Elle me laisse ses sandales et son duvet ( la veille, Gabriel, a reconnu qu'il avait été un peu léger en m'affirmant que je n'en aurai pas besoin en Espagne. Tout penaud, il était. Sacré Gabriel ! ). Marguerite est une femme adorable, douce et discrète. Nous sommes tristes, Patrice et moi, de cette nouvelle séparation qui nous touche plus que les autres. Nous formions avec elle un trio solidaire et harmonieux qui avait surtout eu le mérite de s'être créé dans la " virginité " de notre départ initial. J'apprendrai par la suite à vivre ces petits deuils successifs avec plus de détachement.
Mon gîte, à Livinhac, est une ancienne magnerie. J'ai une chambre pour moi toute seule dans la tour qui en comprend trois, sur trois niveaux.
Au-dessus de moi, il y a Ange, un Breton qui en est à son troisième. Au-dessous, c'est Chantelle, une Québécoise, stopée dans son élan par une entorse à la la cheville.
Sans être franchement impolie, je n'encourage la converstion avec aucun au dîner et préfère me réfugier dans ma chambre, îlot de solitude, plus adapté à mon état d'âme.
Chantal, la passante de Compostelle.